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Roboplanet développe un scanner autonome pour détecter la corrosion sur les structures métalliques

Logo Roboplanet

02/04/2016 - Roboplanet est une société innovante basée à Nantes qui développe des robots mobiles pour détecter la corrosion sur les superstructures métalliques telles que les réservoirs de stockage de pétrole et les navires. Ces scanners de corrosion sont robotisés et magnétiques, pour se déplacer facilement sur les parois en réduisant les coûts des opérations et augmentant la qualité de celles-ci.

 Roboplanet est fondée en 2000 dans le Finistère suite au naufrage du pétrolier “Erika”. Face à la catastrophe écologique, un expert maritime s’associe avec un expert en électronique et en acoustique pour innover ensemble et proposer de nouvelles méthodes d’analyse de la corrosion sur les superstructures métalliques (qui est l’une des causes du naufrage de l’Erika).

En 2008, Jean-Marie Brussieux, diplômé de l’Ecole de Commerce de Rouen avec une spécialisation en finances, contrôle et pilotage d’entreprise, prend la tête de la société après plusieurs années passées à Paris. Roboplanet étant alors en perte de vitesse, il entame une démarche de restructuration financière de la société et de R&D pour ensuite développer un nouveau prototype.

 

“Lors de la marée noire de l’Erika, des experts maritimes expliquaient que les méthodes d’inspections de l'époque ne couvraient qu’environ 0,5 % des surfaces. Il y avait un risque considérable de non-identification de zone corrodée et donc d’abimement. Face à la catastrophe, il existait une attente des entreprises pour avoir une mesure fiable et exhaustive. De plus, les méthodes de l’époque nécessitaient une main d’ouvre importante. Il fallait donc une rupture technologique pour développer une technique plus exhaustive viable économiquement.”
Jean-Marie Brussieux.

Un scanner de corrosion autonome

Les travaux de R&D de Roboplanet permettent le développement d’une innovation composée de deux types de technologies. La première partie de l’appareil est un scanner de corrosion portatif à ultrasons. La seconde, ALTISCAN, est un porteur magnétique robotisé permettant le déplacement du scanner sur la surface contrôlée depuis le sol.

Le scanner fonctionne aux ultrasons à la manière d’un sonar. Un signal sonore mesure l’épaisseur de la surface et un traitement informatique permet de déterminer si l’épaisseur a diminué ou non, signe de corrosion. Le logiciel effectue différents calculs pour fournir à la fois un affichage d’ensemble de la surface et une visualisation en temps réel. Une interface a été spécifiquement développée en fonction des missions des inspecteurs qui manipulent cet outil. Le service peut également automatiser la génération de rapports d’inspection et ainsi faire gagner l’équivalent d’une journée de travail.

Enfin, le robot magnétique permet à l’appareil de se déplacer sur toute la surface même si celle-ci est dégradée. Le porteur peut également tourner sur lui-même, fonctionner sous la pluie et sur des surfaces corrodées ou abimées.

Une innovation au plus proche des besoins de ses utilisateurs

L’offre de Roboplanet se positionne face à une concurrence principalement constituée de dispositifs à interventions humaines grâce à des cordistes ou des échafaudages. Ces prestations sont plus coûteuses, chronophages, risquées pour les techniciens et s’avèrent moins précises que celles de Roboplanet.

D’autres entreprises proposent également des systèmes robotisés mais leur positionnement est moins qualifié, ou beaucoup plus coûteux.

Roboplanet se démarque donc par la conformité de son offre avec son marché. Elle est la seule société à proposer des robots particulièrement ergonomiques, robustes, légers, et simples à manipuler.

L’entreprise a réussi à affiner son rapport qualité-prix grâce à une bonne compréhension des besoins de ses clients. Jean-Marie Brussieux a effectué, entre 2008 à 2012, une restructuration financière de l’entreprise et opéré une démarche de R&D afin de concevoir un premier prototype. Il a ensuite engagé l’entreprise vers le marché de la prestation de services pour adapter les caractéristiques des prototypes au marché et à la demande. Roboplanet a pu ainsi préciser son positionnement pour finalement commercialiser ses robots et permettre une accélération de sa croissance.

   

Développement de l'innovation : de Brest à Nantes

Les principales difficultés pour mener à bien ce projet ont été de fournir un robot très technologique capable de fonctionner dans un environnement difficile, en fonction des contraintes des clients finaux. Ce développement a été rendu possible grâce aux deux années de prestations de services opérées par Roboplanet. De plus, Jean-Marie Brussieux a jugé nécessaire d’intégrer rapidement un apprentissage technique pour pouvoir piloter des prestataires dans le domaine de la robotique.

 

Afin de se rapprocher des clients, Roboplanet déménage en 2014 pour obtenir une plus grande proximité avec les chantiers STX de Saint-Nazaire et l’industrie de raffinerie de Donges en Loire-Atlantique. L’implantation nantaise réduit les distances avec le reste du territoire français par rapport à Brest.

 

Pour son développement, Roboplanet a touché une subvention de 50 k€ par la Région Bretagne en 2013 permettant le financement du premier prototype de robot industriel, et obtenu également en 2015 un soutien « Crédit - Impôt - Recherche – Innovation » à hauteur de 12k€. La société est installée dans un cluster d’entreprises innovantes de Nantes Métropole.

La CCI des Pays de la Loire a favorisé la mise en relation de l’entreprise avec des clients potentiels, et accompagne la structuration industrielle via un projet DINAMIC.

Roboplanet a bénéficié d’une subvention de 100 K€ en 2015 au titre du FTI-PIA (Programme d’Investissement d’Avenir) dans le cadre d’un nouveau projet de développement de robot, pour une application de construction industrielle et navale.

La Région Pays de la Loire a également apporté un financement de 3 800 € au titre du FRAC Innovation.

 

Aujourd’hui, Roboplanet se tourne vers l’international et échange avec des investisseurs pour se développer sur des marchés étrangers. La société travaille également sur des projets satellites pour proposer de nouvelles déclinaisons de son robot : inspection vidéo sous-marine, nettoyage ou encore mesure de radioactivité...




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